Avoir travaillé au minimum 6 mois au cours des 22 derniers
mois
l les 6 mois de travail ne
sont pas nécessairement continus, l le travail peut avoir été
effectué chez un ou plusieurs employeurs, l toutes les périodes de
travail sont prises en compte, qu’elles soient à temps plein ou à
temps partiel, à l’exception de celles ayant déjà permis une
indemnisation.
Ne pas avoir quitté volontairement son emploi
l Ne permet pas le versement
des allocations de chômage la démission du dernier emploi ou la
démission d’un emploi autre que le dernier dès lors que l’activité
reprise est inférieure à 3 mois. l Cependant, certains départs
volontaires sont considérés comme légitimes (ex. départ volontaire
pour suivre le conjoint qui change de domicile pour exercer un
nouvel emploi) et ouvrent droit à indemnisation. Le départ volontaire ne constitue pas un obstacle définitif à
l’indemnisation. En effet, au bout de 4 mois, sur la demande de
l’intéressé, et au vu de ses recherches actives d’emploi, les
allocations peuvent être versées .sur décision favorable d’une
commission paritaire.
Être physiquement apte à l'exercice d'un emploi
l L’organisme de sécurité
sociale ou tout autre organisme concerné doit être consulté en cas
d’inaptitude. l La demande d’indemnisation
sera traitée dès lors que l’aptitude à reprendre un emploi est
reconnue.
Ne pas avoir été indemnisé plus de 3 fois au titre du
chômage saisonnier
Être à la recherche effective et permanente d'un
emploi
La non réponse à une convocation peut entraîner la suspension
du versement des allocations.
Les démarches
Pour s’ouvrir des droits aux allocations, l’intéressé doit
: l s’inscrire comme demandeur
d’emploi au site Pôle emploi de son domicile, l remplir le dossier
d’inscription et de demande d’allocations, l joindre toutes les
attestations d’employeurs qui correspondent à l’activité effectuée
afin que l’intégralité des périodes de travail soient comptabilisées
pour l’ouverture des droits.
Montant et paiement de l'allocation
Eléments pris en compte
L’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) est calculée à
partir des anciens salaires soumis aux contributions de l’assurance
chômage y compris les primes. Les indemnités liées à la perte de l’emploi, telles les
indemnités de licenciement, les indemnités compensatrices de congés
payés ne sont pas intégrées dans le salaire de référence.
Calcul de l'allocation :
l Les éléments de calcul
figurent sur l’attestation (s) d’employeur (s). l Le premier point de repère
est le dernier jour de travail payé. l Sur la base des 12 derniers
mois de salaires et des primes afférentes qui précèdent cette date,
une allocation journalière est calculée. Le revenu de remplacement étant payé chaque mois, cette
allocation journalière brute est multipliée par le nombre de jours
du mois (30 ou 31, 28 ou 29 en février). A partir d’un certain montant, des retenues propres aux
allocations de chômage sont prélevées.
40,4 % du salaire journalier brut + 10,93 € par jour
3 % de l’ancien salaire (retraite complémentaire)
compris entre 1 928 € et 11 092 €
57,4 % du salaire journalier brut
11,37 % de l’allocation (CSG/RDS/retraite complémentaire)
si votre allocation est supérieure au SMIC
(44 € au 01/07/2008)
Cas particuliers
Activité à temps partiel Allocation minorée en fonction du temps de travail. Chômeurs saisonniers Les chômeurs saisonniers, à savoir les personnes exerçant une
activité saisonnière ou les personnes au chômage aux mêmes périodes
durant 3 années consécutives, peuvent, sous réserve de ne pas avoir été
indemnisés au titre du chômage saisonnier plus de 3 fois, percevoir une
allocation. (Voir la fiche technique sur le chômage saisonnier). Pensions d’invalidité Le montant de l’allocation de chômage est réduit du montant de la
pension d’invalidité 2ème ou 3ème catégorie.
Durée de l'indemnisation
Le versement de l’allocation est renouvelé chaque mois en
fonction des démarchés actives et répétées de recherche d’emploi dans
la limite de la durée maximale des droits. La durée d’indemnisation ne peut jamais dépasser 7,12 ou 23
mois.
Durée d'activité salariée
Durée maximale
d'indemnisation
6 mois d'activité au cours
des 22 derniers mois
7 mois
12 mois d'activité au cours
des 20 derniers mois
12 mois
16 mois d'activité au cours
des 26 derniers mois
23 mois
Début de l'indemnisation
L’indemnisation n’est pas immédiate. Un délai d’attente de 7 jours est systématiquement
appliqué. De plus, un différé d’indemnisation est calculé en fonction des
indemnités de congés payés ou des indemnités de rupture versées par
l’employeur.
Comment s’opère ce calcul
? Calcul du différé : l un différé “congés payés”
correspondant aux congés payés non pris, l un différé “indemnités de
rupture”, calculé comme suit :
Indemnités supra légales
Ancien salaire journalier
Ce dernier ne peut jamais excéder 75 jours. Exemple :
- Fin de contrat de travail le 31 mars. - Ancienneté dans l’entreprise : 8 ans - Indemnités de congés payés (ICCP) : 646 €. - Indemnités de rupture légales (1/10e par année
d’ancienneté) : 912 € - Indemnités de rupture perçues : 2 284 €, soit 1 372 € d’indemnités supérieures au minimum
légal. - Salaire journalier : 38 €
correspondant à un salaire de 1 140 €
par mois. Différé “congés payés” : 17 jours (calculé en divisant l’indemnité ICCP par votre salaire
journalier : 646 : 38) Différé “indemnités de rupture” : 36 jours (1 372 : 38) TOTAL : 53 jours
Versement des allocations
Le versement des allocations est subordonné à la signature d’un
projet personnalisé d’accès à l’emploi (PPAE) établi lors d’un entretien
approfondi avec un conseiller de Pôle emploi. Le PPAE précise notamment : l les types d’emplois que
l’intéressé est en mesure d’occuper au regard de ses capacités
professionnelles, ses qualifications, son expérience, sa situation
personnelle et familiale, l les types d’emploi vers lesquels
il souhaiterait éventuellement se reconvertir, l les prestations ou formation
nécessaires à son retour à l’emploi. Dans ce cadre, des aides au retour
à l’emploi peuvent être accordées.
Les démarches
Pour percevoir chaque mois ses allocations,
l’allocataire doit : l chercher activement un emploi
et respecter les obligations qui figurent dans son projet personnalisé
d’accès à l’emploi (PPAE), l répondre aux convocations et
remettre les pièces justificatives demandées. En cas de non réponse, le paiement des allocations peut être
suspendu et le dossier transmis à la Dtefp (Direction départementale
du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle) chargée de
contrôler la situation. l actualiser chaque mois sa
situation par téléphone, par Internet ou par écrit au moyen d’une
carte mensuelle d’actualisation, l signaler toute reprise
d’activité et d’une manière générale, tout changement de situation
(ex. maladie) ; des contrôles systématiques entre les différents
organismes sont opérés.
Interruption du versement
Le service des allocations est interrompu
le jour où : l les droits sont épuisés, l le demandeur d’emploi cesse
d’être inscrit comme demandeur d’emploi, l les indemnités journalières sont
versées par la sécurité sociale au titre de l’assurance maladie,
maternité, l l’allocation de présence
parentale ou le complément libre choix d’activité est versée, l le demandeur d’emploi est exclu
du bénéfice des allocations de chômage sur décision administrative ou à
la suite de la radiation de la liste des demandeurs d’emploi ; A noter : la reprise d’une activité professionnelle n’entraîne
pas systématiquement l’arrêt du versement des allocations.
Protection sociale
l La
protection sociale antérieure est maintenue (remboursement frais
médicaux, indemnités journalières) l La période d’indemnisation est
validée par la caisse d’assurance vieillesse, des points de retraite
complémentaire sont attribués. Pour en savoir plus, consultez la fiche technique «protection sociale».
Les démarches
l Tout arrêt maladie doit être
signalé par l’allocataire à la caisse d’assurance maladie et à Pôle
emploi, l Pour les prestations
familiales, l’intéressé doit indiquer sa situation de demandeur
d’emploi à la caisse d’allocations familiales pour que cette dernière
réexamine sa situation, l En principe, pour la retraite
de base et complémentaire, aucune démarche n’est à effectuer ; Pôle
emploi signale directement aux caisses concernées les périodes de
chômage prises en compte et donnant lieu à validation.