Protection en France des personnes involontairement privées
d'emploi
Une version de ce texte existe en anglais (réf. DAJ 266), en allemand (réf. DAJ 267) et en espagnol (réf. DAJ 268).
1re partie : SPE et système
d'indemnisation des demandeurs d'emploi
Le service public de l’emploi (SPE)
Il est composé de différents acteurs. Il a pour objectif d’assurer l’accès et le retour à l’emploi
des demandeurs d’emploi.
Le service public de l'emploi assure les missions de placement,
d'indemnisation, d'insertion, de formation et d'accompagnement des
demandeurs d'emploi. Il est composé de différents acteurs, chaque acteur ayant des
missions qui lui sont propres. Des conventions permettent de déterminer les actions
communes. - Le service public de l'emploi est assuré par la Ddtefp,
l'Anpe, l'Afpa et l'Assédic ; les mairies, les missions locales pour
l'insertion des jeunes, les maisons de l'emploi y concourent. - Peuvent également y participer les organismes publics ou
privés qui offrent des services de placement, d'insertion, de
formation, d'accompagnement des demandeurs d'emploi, les organismes
liés à l'Etat par une convention, les entreprises de travail
temporaires ainsi que les agences de placement.
Organismes publics ou privés de formation ou de
placement
Unédic, Assédic :
indemnisation, suivi et aides au retour à
l’emploi Anpe : suivi,
placement Ddtefp :suivi, contrôle
de la recherche d’emploi Afpa : formation
professionnelle Sur le statut et le rôle de ces organismes, voir "Les principaux acteurs du
SPE"I.
Maison de l’emploi :
coordination de l’action des différents acteurs et
dynamisation de l’emploi par l’observation du tissu social et
de l’anticipation prévisionnelle sur les besoins de
main-d’œuvre.
Les principaux acteurs du SPE
Les services du ministère de l’emploi
(DDTEFP) Les services du ministère chargé de l’emploi (au niveau
national, Délégation générale à l’emploi et à la formation
professionnelle ; au niveau local, Directions départementales du
travail, de l’emploi et de la formation professionnelle - Ddtefp -),
ont pour mission de mettre en œuvre les politiques définies par les
pouvoirs publics dans les domaines du travail, de l’emploi et de la
formation professionnelle. S’agissant des demandeurs d’emploi, ils
sont chargés de contrôler leurs recherches d’emploi et de décider,
le cas échéant, s’ils justifient du maintien de leur revenu de
remplacement. Ils interviennent aussi pour accorder certaines aides
ou allocations. - Assédic et Anpe signalent à
la Ddtefp les demandeurs d’emploi dont les recherches d’emploi
semblent insuffisantes. L'ANPE L’Anpe (Agence nationale pour l’emploi), est chargée
essentiellement du reclassement des demandeurs d’emploi. Etablissement public national, placé sous l’autorité du
ministre chargé de l’emploi, elle a pour mission d’intervenir sur le
marché du travail. Ainsi, elle rapproche les offres et demandes
d’emploi, informe, conseille et oriente les chômeurs dans leurs
recherches d’emploi et de formation. Elle est responsable de la
gestion de la liste des demandeurs d’emploi. Elle assiste aussi les
employeurs pour l’embauche et le reclassement de leurs
salariés. Unédic, Assédic (L’Unédic au niveau national, les Assédic au niveau
local) Association loi de 1901 gérée paritairement, l’Assédic assure
contre les conséquences pécuniaires de la perte involontaire
d’emploi, les salariés qui ont cotisé à l’assurance chômage. Elle participe au retour à l’emploi de ses
allocataires. Dans ce cadre, elle suit les allocataires et est amenée à
verser différentes aides. Pour plus de détails voir le
système d'indemnisation ; L’Afpa Sous la tutelle du ministère chargé de l’emploi, intervient
l’AFPA (Association nationale pour la formation professionnelle des
adultes), qui occupe une place prépondérante parmi les nombreux
organismes de formation professionnelle pour adultes. L’AFPA est
compétente sur l’ensemble des questions de formation, d’orientation
professionnelle et de conseil en matière de ressources humaines.
Elle s’adresse aussi bien aux demandeurs d’emploi qu’aux salariés
pourvus d’un emploi. Elle informe, évalue, oriente et assure des
formations adaptées aux besoins du marché du travail. Elle développe
ses activités en France et à l’étranger. Les maisons de l’emploi
Les maisons de l’emploi comprennent des membres obligatoires
(collectivité territoriale qui porte le projet, Etat, Assédic,
Anpe), des membres constitutifs à leur demande (région,
département...) et des partenaires associés (Afpa, organes
consulaires...). La maison de l’emploi a pour objectifs : • de coordonner les actions menées dans le cadre du service
public de l’emploi, • d’observer le tissu économique local, • d’anticiper prévisionnellement les besoins de main-d’œuvre
et d’adapter le territoire aux mutations économiques en cas de
restructuration, • d’insérer, d’orienter, d’accompagner les demandeurs
d’emploi, les salariés et les créateurs d’entreprise.
Son objectif : assurer l’accès et le retour à l’emploi des
demandeurs d’emploi.
Le service public de l’emploi assure les missions de
placement, d’indemnisation, d’insertion, de formation et
d’accompagnement des demandeurs d’emploi. Il est composé de différents acteurs, chaque acteur ayant des
missions qui lui sont propres. Des conventions permettent de déterminer les actions
communes. • Le service public de l’emploi est assuré par la Ddtefp,
l’Anpe, l’Afpa et l’Assédic ; les mairies, les missions locales pour
l’insertion des jeunes, les maisons de l’emploi y
concourent. • Peuvent également y participer les organismes publics ou
privés qui offrent des services de placement, d’insertion, de
formation, d’accompagnement des demandeurs d’emploi, les organismes
liés à l’Etat par une convention, les entreprises de travail
temporaires ainsi que les agences de placement.
Le système d’indemnisation
Un système constitué de deux régimes : • un régime d’assurance chômage, qui s’adresse aux salariés
ayant contribué au régime, • un régime de solidarité. Le partage entre le régime d’assurance chômage et le “régime
de solidarité” remonte à avril 1984. Le régime d’assurance chômage
finance les allocations versées aux personnes involontairement
privées d'emploi qui ont travaillé et cotisé. Le régime de solidarité
finance des allocations d'assistance versées à trois
catégories de chômeurs : - les chômeurs de longue durée qui ont épuisé leurs droits à
une prise en charge au titre de l'assurance, - les demandeurs d'emploi qui n'ont pas de références de
travail ou sont en attente d’insertion professionnelle, - les travailleurs privés d’emploi entrés tôt sur le marché
du travail et qui, de ce fait, justifient de 160 trimestres validés
par l’assurance vieillesse.
Le régime d’assurance chômage
est un dispositif contractuel géré paritairement, il concerne la majorité des secteurs
professionnels.
Le 31 décembre 1958, les représentants des employeurs et des
salariés, les partenaires sociaux, ont créé un régime de protection
sociale contre la privation d'emploi. En s'appuyant sur les
mécanismes de la négociation collective, ils ont élaboré et
continuent d'élaborer, par voie de conventions, la réglementation du
dispositif. L'Etat agrée les dispositions conventionnelles afin
qu’elles s’appliquent obligatoirement à l'ensemble des employeurs et
des salariés du secteur privé. Les conventions sont conclues pour des durées déterminées en
fonction de la situation financière du régime. La convention en vigueur contient les dispositions ayant pour
objet de faciliter le retour à l’emploi des allocataires, en
particulier l’allocation d’aide au retour à l’emploi et des aides au
reclassement destinées à accompagner l’allocataire dans sa démarche
de recherche d’emploi. A cette convention est annexé un règlement qui précise les
règles d'attribution des allocations et de recouvrement des
contributions destinées à financer le régime.
Le paritarisme repose sur le principe d'une égale
représentation des organisations d'employeurs et des organisations
de salariés tant dans l'élaboration des textes et leur
interprétation que dans la gestion des organismes chargés de leur
mise en œuvre. La gestion paritaire se retrouve à tous les niveaux
de fonctionnement des organismes, au niveau national (Unédic) et
au niveau local (Assédic).
Les partenaires
sociaux
Les instances
paritaires
Les organisations
d’employeurs (CGPME, MEDEF, UPA) Les syndicats de salariés
(CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, CGT-FO) négocient des
accords au plan national et interprofessionnel qui
permettent d’élaborer la réglementation relative à
l’assurance chômage. (Règlement général et règlements particuliers adaptés
aux situations spécifiques de certaines catégories de
salariés, accords d’application pour la mise en œuvre du
règlement et de ses annexes).
Le Groupe Paritaire National de
Suivi (GPNS) fixe les orientations et les modalités d’attribution
des enveloppes financières concernant les aides au
reclassement (voir les aides de l'Assédic). Le Bureau de
l’Assédic répartit et gère l’enveloppe financière destinée aux
aides au reclassement ; il suit les résultats des actions
entreprises. L’instance paritaire ad hoc au
plan local identifie les besoins de chaque bassin d’emploi,
propose au Bureau de passer des conventions avec des
organismes de formation pour la prise en charge des frais de
fonctionnement pour des formations conduisant à des
qualifications dont le besoin est constaté. La Commission paritaire de
l’Assédic intervient dans certains cas expressément prévus par
les textes.
Applicable au début uniquement en France métropolitaine, le
régime d’assurance chômage a été étendu aux départements
d’Outre-mer. A l'origine, il ne concernait que les entreprises membres
d'un syndicat professionnel. Il a progressivement été étendu à l’ensemble des entreprises
privées. En ce qui concerne les personnels du secteur public, les
agents ne bénéficiant pas d’un statut les garantissant contre la
perte d’emploi sont indemnisés directement par leurs employeurs
selon les mêmes règles que les salariés relevant du régime
d’assurance chômage. Toutefois, certains employeurs du secteur public peuvent
: - passer des conventions de gestion avec le régime
d’assurance chômage qui gère alors le dossier des allocataires et se
fait ensuite rembourser le montant des prestations selon les termes
de la convention ; - ou adhérer au régime d’assurance chômage. Selon le statut de l’employeur, cette adhésion est
irrévocable ou révocable.
Une extension des secteurs professionnels par
étapes
1959
Industrie et commerce. Branches représentées au
CNPF.
1967
Industrie et commerce, toutes branches (+ affiliation
facultative des établissements publics à caractère
industriel et commercial).
1974 - 1977
Intégration du régime agricole.
1979 - 1980
Gens de maison et assistantes maternelles.
1987
Adhésion facultative révocable des collectivités
locales et des établissements publics administratifs, autres
que ceux de l’Etat, pour le personnel non
statutaire.
1999
Adhésion facultative révocable des universités,
grandes écoles, établissements publics à caractère
scientifique et technologique.
Le régime de solidarité
est un dispositif mis en place par des lois et décrets,
financé par l’Etat et géré par les Assédic.
Le régime de solidarité est un régime d'assistance,
intégralement financé par le budget de l'Etat. Il a été créé pour
prendre le relais du régime d'assurance, dans les cas où ce dernier
n'intervient pas ou a cessé d'intervenir. C'est un régime
subsidiaire par rapport au régime d'assurance. Les règles d'attribution des allocations du régime de
solidarité sont déterminées par les pouvoirs publics. Mais le
service des allocations est confié, en vertu d'une convention entre
l'Etat et l'Unédic, aux organismes qui versent les allocations
d'assurance, les Assédic.
Le financement des deux régimes
est assuré : • pour l’assurance chômage, par les contributions des
salariés et des employeurs, • pour la solidarité, par le budget de l’Etat.
Le financement de l’assurance chômage est assuré par les
contributions obligatoires prélevées à la source sur les
salaires. Leur montant est fixé par les partenaires sociaux et évolue
en fonction des dépenses à couvrir.
A titre indicatif, le taux des
contributions est aujourd'hui le suivant Contribution totale : 6,40 % dont part de l'employeur : 4,00 % part du salarié : 2,40 %
Les rémunérations soumises à contributions sont plafonnées
à une somme correspondant à environ 8,5 fois le salaire minimal
applicable en France. Le financement de la solidarité est assuré par le budget de
l’Etat. En 2007, les prestations versées à ce titre par les Assédic
représentaient environ 2,6 Mds d’euros, l’équivalent de 11 % des
prestations versées au titre de l’assurance chômage.
La gestion des dispositifs
est assurée par les Assédic,organismes implantés dans
toute la France, et ce, quel que soit le régime d’indemnisation
(assurance chômage ou solidarité). L’action des Assédic est supervisée par l’Unédic.
L' Unédic gère l’ensemble
des dispositifs d’aide aux travailleurs involontairement privés
d’emploi et les finances destinées au paiement des
allocations. Elle a pour principale fonction de veiller, grâce à une
application homogène de la réglementation, à une égalité de
traitement de tous les salariés privés d'emploi. Elle a pour
responsabilité d'assurer une homogénéité dans la gestion des
organismes d'assurance chômage. Les Assédic sont chargées de
la mise en œuvre au niveau local. Il y a actuellement en France (métropole et outre-mer)
30 Assédic. Partout, elles disposent d'antennes (unités
déconcentrées) leur permettant d'être plus proches du
public. Chaque Assédic est chargée, dans son domaine de compétence
territoriale, d'affilier les employeurs, d'encaisser les
contributions , d’inscrire les demandeurs d’emploi et de leur verser
les allocations de chômage ou de solidarité et de les aider dans
leurs démarches de reclassement. Les Assédic en tant que membres
participant au service public de l’emploi assurent aussi, au plan
local, les liaisons nécessaires avec les services ou organismes
qui y participent. Pour l'accomplissement de leurs missions, les Assédic
s’appuient sur des centres de calcul et de traitement
informatiques.
2e
partie : Prestations qui doivent faciliter le retour à
l'emploi
Les différentes prestations
consistent à : • aider et soutenir le demandeur d’emploi dans ses démarches
de reclassement, • verser des allocations, • maintenir la couverture sociale (maladie, maternité, décès,
retraite). Les différentes prestations offertes au demandeur d’emploi,
notamment les allocations, diffèrent selon que la personne privée
d’emploi relève : - du régime d’assurance chômage (il s’agit des salariés qui
ont suffisamment contribué à l’assurance chômage et qui remplissent
les conditions pour y prétendre) ; - ou du régime de solidarité (il s’agit de certaines
catégories n’ayant pas ou pas assez contribué, ou des personnes
ayant épuisé leurs droits aux allocations d’assurance) ; - enfin, un régime de préretraite licenciement financé par
l’Etat, l’employeur et le salarié. Quel que soit le type d’allocations (allocation d’assurance
chômage ou de solidarité ou de préretraite), c’est l’Assédic qui les
verse. Pour les autres prestations, l'Assédic est, selon le cas,
partenaire avec les autres acteurs du service public (Anpe,
Ddtefp...) ou sert d’intermédiaire pour transmettre un certain
nombre de données indispensables à d’autres organismes (ex. caisse
de retraite), ou croiser des données (ex. caisse d’assurance
maladie).
Allocations versées par
l’Assédic
Pour le régime conventionnel d'assurance
chômage :
• l’allocation d’aide au retour à l’emploi
(ARE) • l’allocation spécifique de reclassement (ASR)
• l'allocation de préretraite licenciement
(AS.FNE)
Les prestations d’assurance
2 types : 1 - une allocation basée sur l’ancien salaire, 2 - des aides au reclassement versées dans le cadre du
projet personnalisé d’accès à l’emploi (PPAE).
Les allocations et les
aides 1- Pour bénéficier des
allocations de chômage, l’intéressé doit accomplir des démarches
actives et répétées de recherche d’emploi. Ces démarches doivent
s’inscrire dans un projet personnalisé d’accès à l’emploi (PPAE),
voir ci-dessous. L’Assédic suit l’exécution du PPAE, le versement des
allocations étant renouvelé chaque mois, en fonction des efforts de
reclassement de l’intéressé. Prestations
en cas de licenciement économique 2- Par ailleurs, l‘Assédic
accorde toujours, dans le cadre du PPAE, le cas échéant, des aides
au reclassement adaptées à la situation de l’intéressé (voir
ci-dessous Les aides de l'Assédic).
Le PPAE A la suite d’un entretien approfondi entre le demandeur
d’emploi et l’Anpe, un projet personnalisé d’accès à l’emploi
(PPAE) est établi. Celui-ci détermine : - les types d’emploi qui correspondent à la qualification
et aux capacités professionnelles du demandeur, à un taux de
salaire normalement pratiqué dans la profession et la région dans
laquelle s’effectue la recherche d’emploi ; - les types d’emploi vers lesquels le demandeur souhaite
éventuellement se reconvertir ; - les formations nécessaires pour accéder à un emploi
conforme au projet, priorité devant être donnée aux formations
réalisées dans le cadre d’un contrat de travail.
Prestations en cas de licenciement
économique L’entreprise de moins de 1 000
salariés qui licencie un salarié pour des raisons économiques, doit
lui proposer une convention de reclassement personnalisé grâce à
laquelle le salarié, sans attendre la fin de son contrat de travail,
peut bénéficier d’une prise en charge immédiate et, durant 8 mois,
d’un ensemble de mesures favorisant un reclassement
accéléré.
Les aides de
l'Assédic Dans le cadre du PPAE, l’Assédic peut accorder au
bénéficiaire de l’ARE différentes aides destinées à favoriser le
reclassement. Aides directes (aides au
demandeur d’emploi) • Aides à la mobilité à l’intéressé qui reprend un travail
éloigné de son domicile - lieu de travail distant d’au moins 50 km
aller-retour de la résidence habituelle ou nécessitant au minimum
un trajet aller-retour égal à 2 heures. Cette aide consiste dans la prise en charge des frais réels
liés aux déplacements ou au déménagement, dans la limite de
certains plafonds. • Aides à la formation L’Assédic peut participer aux frais de formation pour les
stages conventionnés par elle. Elle peut également participer aux
frais de trajet et d’hébergement du stagiaire. Un barème détermine
le montant de cette prise en charge. • Aide aux allocataires arrivés au terme d’un CDD et qui
désirent bénéficier d’un congé individuel de formation. • En cas de reprise d’emploi, possibilité de : - cumuler, partiellement, pendant un certain temps,
allocation et rémunération si l’emploi repris n’est pas à temps
plein, voir Le maintien partiel des
allocations d'assurance avec les salaires ; - bénéficier d’une aide différentielle de reclassement si
la rémunération de l’emploi repris est inférieure de 15 % par
rapport à la précédente. - pour le créateur ou le repreneur d'entreprise prétendre
au versement d'un capital correspondant à la moitié du reliquat de
ses droits.
Aides
indirectes (aides à l’employeur) • Aide à l’employeur qui embauche un allocataire indemnisé
depuis 12 mois (condition d’indemnisation non exigée si
l’intéressé a 50 ans et plus). Cette aide, qui est dégressive, peut être versée pendant
une période maximale de 3 ans, dans la limite de la durée des
droits de la personne embauchée. Elle correspond à 40 % du salaire brut versé par
l’employeur pour le 1er tiers
du contrat de travail (ou la 1re année de travail), 30 % pour le
2e tiers (ou la 2e année de travail), 20 % pour le
dernier tiers (ou la 3e année
de travail). • L’Assédic peut aussi assurer le financement de formations
préalables à une embauche. • En cas d’embauche en contrat de professionnalisation d’un
allocataire de 26 ans et plus, possibilité d’aide au salarié et à
l’employeur.
6 conditions pour bénéficier des prestations
d’assurance
1 Avoir travaillé 6 mois ou plus Il faut avoir travaillé au moins 6 mois au cours des 22
derniers mois. Si les conditions de travail ne sont pas remplies, les
périodes de formation professionnelle peuvent être assimilées à du
travail. 2 Sauf
exceptions (voir ci-dessous), ne pas avoir quitté volontairement
son dernier emploi ou l’avant-dernier si l’on n’a pas retravaillé
91 jours Notons que tout licenciement, même pour faute grave ou
lourde, ainsi que la rupture conventionnelle d'un contrat à durée
indéterminée, ne font pas obstacle au versement de
l’allocation. La personne démissionnaire qui n’a pas retrouvé d’emploi
dans les 4 mois qui suivent sa démission, peut demander que son
dossier soit réexaminé par l’Assédic. Cette dernière pourra décider du versement des allocations
en fonction des efforts de reclassement de l’intéressé. 3Etre
physiquement apte à l’exercice d’un emploi En cas de maladie, l’allocation de chômage n’est pas
versée. L’intéressé peut percevoir une indemnité journalière d’un
organisme de sécurité sociale. 4 Etre
inscrit comme demandeur d’emploi ou en formation L’inscription comme demandeur d’emploi s’effectue auprès de
l’Assédic. Tous les mois, les demandeurs d’emploi doivent actualiser
leur situation. 5 Etre
à la recherche effective et permanente d’un emploi Cet engagement s’effectue dans le cadre du plan
personnalisé d’accès à l’emploi (PPAE). Les personnes âgées de 57
ans et 6 mois (ou plus) peuvent être, à leur demande, dispensées
de la recherche d’emploi. 6 Etre
âgé de moins de 60 ans Toutefois, les chômeurs de plus de 60 ans qui ne totalisent
pas le nombre de trimestres d’assurance vieillesse (tous régimes
de sécurité sociale confondus) requis pour bénéficier d’une
retraite à taux plein, pourront bénéficier des allocations de
chômage, dans la limite des durées réglementaires ; et ce, jusqu’à
ce qu’ils obtiennent le nombre de trimestres requis (160). Dans
tous les cas, il n’est pas possible d’aller au-delà des
65 ans.
Cas de démissions considérés
comme légitimes par les textes
Toutefois, les chômeurs de plus de 60 ans qui ne totalisent
pas le nombre de trimestres d’assurance vieillesse (tous régimes
de sécurité sociale confondus) requis pour bénéficier d’une
retraite à taux plein, pourront bénéficier des allocations de
chômage, dans la limite des durées réglementaires ; et ce, jusqu’à
ce qu’ils obtiennent le nombre de trimestres requis (160). Dans
tous les cas, il n’est pas possible d’aller au-delà des
65 ans.
• La démission du salarié âgé de moins de 18 ans qui rompt
son contrat de travail pour suivre ses ascendants ou la personne
qui exerce la puissance parentale. • La démission du salarié qui rompt son contrat de travail
pour suivre son conjoint qui change de lieu de résidence pour
exercer un nouvel emploi. • La démission du salarié qui rompt son contrat de travail
et dont le départ s’explique par son mariage ou la conclusion d’un
pacte civil de solidarité entraînant un changement de lieu de
résidence de l’intéressé, dès lors que moins de 2 mois s’écoulent
entre la date de la fin de l’emploi et la date du mariage ou de la
conclusion du pacte civil de solidarité. • La rupture à l’initiative du salarié, d’un contrat
emploi-solidarité ou d’un contrat d’insertion par l’activité, d’un
contrat emploi jeunes pour exercer un nouvel emploi ou pour suivre
une action de formation. • La rupture à l’initiative du salarié d’un CIE, d’un CAE,
d’un CA ou d’un CI-RMA pour exercer un emploi sous CDD d’au moins
6 mois ou sous CDI, ou pour suivre une formation. • Le départ volontaire de la dernière activité
professionnelle salariée reprise par l’allocataire qui ne peut
s’ouvrir des droits au titre de cette activité et qui demande le
versement d’un reliquat d’allocations non épuisé. • La démission intervenue pour cause de non-paiement des
salaires pour des périodes de travail effectuées. • La démission intervenue à la suite d’un acte susceptible
d’être délictueux dont le salarié déclare avoir été victime à
l’occasion de l’exécution de son contrat de travail et pour lequel
il justifie avoir déposé une plainte auprès du procureur de la
République. • La démission pour changement de résidence justifiée par
les actes de violence conjugale et pour lesquels le salarié
justifie avoir déposé une plainte auprès du procureur de la
République. • La démission du salarié qui, postérieurement à un
licenciement ou à une fin de contrat de travail à durée
déterminée, entreprend une activité à laquelle il met fin
volontairement au cours ou au terme de la période d’essai
n’excédant pas 91 jours. • La démission du salarié qui justifie de 3 années
d’affiliation continue et qui quitte volontairement son emploi
pour reprendre une activité salariée à durée indéterminée, à
laquelle l’employeur met fin au cours ou au terme de la période
d’essai avant l’expiration d’un délai de 91 jours. • La cessation du contrat de travail dit “de couple ou
indivisible” lorsqu’il comporte une clause de résiliation
automatique, si le salarié quitte son emploi, du fait du
licenciement ou de la mise à la retraite de son conjoint par
l’employeur. • La démission du salarié motivée par l’application de la
clause de sauvegarde des journalistes à condition qu’il y ait eu
versement effectif de l’indemnité. • La démission du salarié qui quitte son emploi pour
effectuer une ou plusieurs mission(s) de volontariat pour la
solidarité internationale d’une durée minimale d’un an. • La démission du salarié qui a quitté son emploi pour
créer ou reprendre une entreprise et dont l’activité cesse pour
des raisons indépendantes de la volonté du créateur ou du
repreneur.
L'allocation d'assurance
Le montant de l’allocation est déterminé à partir des
salaires perçus antérieurement et les modes d’activité (activité
à temps plein, à temps partiel, chômage saisonnier)
Le montant
L’allocation est établie à partir des anciens salaires
bruts (c’est-à-dire avant déduction des charges sociales)
soumis aux contributions de l’Assédic. Ne sont pas retenues les indemnités liées à la perte de
l’emploi, telles que les indemnités de licenciement, les
indemnités compensatrices. A partir d’un certain montant, des retenues sociales
sont opérées.
Salaire mensuel brut
Allocation brute depuis le 01/07/07
Retenues sociales
inférieur à 1 066 €€
75 % du salaire brut
-
compris entre 1 066 € et 1 168 €
Allocation minimale 26,66 € par jour
-
compris entre 1 168 € et 1 928 €
40,4 % du salaire journalier brut + 10,93 € par jour (partie fixe)
3 % de l’ancien salaire (retraite complémentaire)
compris entre 1 928 € et 11 092 €
57,4 % du salaire journalier brut
11,37 % de l’allocation (retraite
complémentaire/ CSG/RDS) si l’allocation est supérieure au
SMIC 44 € au 01/07/08.
Montant
particulier
Personnes qui ont exercé un
travail à temps partiel ou en chômage saisonnier
• Pour les salariés exerçant une activité à temps
partiel, la partie fixe ou l’allocation minimale sont
minorées. Exemple : une personne ayant travaillé à mi-temps verra,
selon sa situation, la partie fixe ou l’allocation minimale
réduite de moitié. • Pour les chômeurs saisonniers, c’est-à-dire les
personnes exerçant une activité saisonnière (ex : centre de
loisirs ou de vacances) ou les personnes au chômage aux mêmes
périodes durant 3 années consécutives, le salaire de référence,
les parties fixes, les allocations minimales sont réduits en
fonction de la durée du travail au cours des 12 derniers
mois.
Exemple :
une personne ayant travaillé 8 mois au cours des
12 derniers mois, verra son salaire journalier de référence,
la partie fixe ou l’allocation minimale diminués d’un
tiers.
Les admissions, dans ce cadre, ne peuvent aller
au-delà de 3.
Personnes
percevant une pension d’invalidité ou vieillesse
• Les personnes percevant une pension d’invalidité de
2e ou 3e catégorie voient leur allocation
de chômage diminuée d’autant. • Les personnes âgées de 50 ans ou plus et qui perçoivent
une pension de vieillesse voient leur allocation chômage
diminuée de 25 % du montant de la pension si leur âge est
compris entre 50 et 55 ans, 50 % si leur âge est compris entre
55 ans et 60 ans, 75 % à partir de 60 ans.
L’allocation d’assurance est versée chaque mois
...
en fonction des efforts de reclassement de l’intéressé,
dans la limite d’une durée maximale déterminée par l’âge et la
durée du travail. Les allocations sont versées par période d’un mois
renouvelable, suivant les efforts de reclassement, dans la limite
de la durée maximale des droits. Seules les périodes d’activité n’ayant pas déjà servi à
ouvrir des droits sont prises en compte. L’allocation peut être servie jusqu’à la retraite sans que
les durées indiquées ci-dessous puissent être opposées aux
personnes âgées de 60 ans et 6 mois ne pouvant prétendre à une
retraite et remplissant certaines conditions.
Durée d'activité salariée
Indemnisation maximale
Quel que soit l’âge
6 mois d’activité au cours des 22 derniers
mois
7 mois
12 mois d’activité au cours des 20 derniers mois
12 mois
16 mois d’activité au cours des 26 derniers mois
23 mois
Pour les 50 ans et plus
27 mois d’activité au cours des 36 derniers
mois
36 mois
Le versement des allocations n’est jamais immédiat, sauf en
cas de reprise des droits déjà ouverts (voir ci-dessous).
Indemnisation jusqu’à la
retraite Les personnes en cours d’indemnisation depuis 365 jours
minimum et âgées de 60 ans et 6 mois ou plus peuvent être
indemnisées au-delà des durées réglementaires si elles ne
justifient pas du nombre de trimestres requis pour bénéficier de
leur retraite, et ce jusqu’à ce qu’elles totalisent le nombre
requis. Une limite cependant : 65 ans. Condition : 100 trimestres d’assurance vieillesse dont 12
ans validés au titre d’une activité salariée
Le point de
départ du versement des allocations
Dans tous les cas un délai d’attente de 7 jours courant à
compter de l’inscription comme demandeur d’emploi est appliqué
. En outre, si l’intéressé a perçu : • une indemnité pour congés payés non pris, un différé
d’indemnisation correspondant au nombre de jours couverts par
cette indemnité sera calculé ; • une ou des indemnités de rupture supérieure(s) au minimum
légal (on entend par minimum légal les indemnités dont le principe
et le montant sont fixés par la loi ou un décret), l’Assédic
calcule un différé “dit” spécifique en prenant en compte
l’indemnité supra légale. Le différé spécifique est plafonné à 75 jours.
Exemple
• Fin de contrat de travail le 31 mars. • Indemnités de congés payés : 646 €. • Indemnités de rupture supérieures au minimum légal :
1 372 €. • Salaire journalier : 38 € correspondant à un salaire
de 1 140 € par mois. Différé “congés payés” : 17 jours (l'Assédic calcule le différé “congés payés” de la
façon suivante : 646 / 38) Différé “indemnités de rupture” (1 372 : 38) : 36
jours Total : 53 jours
L’intéressé est indemnisé le 31 mai, soit 7 jours après
la fin du délai de 53 jours si son inscription intervient
avant le 24 mai.
Les cas d’interruption du versement des allocations sont
prévus par les textes. ...
La reprise d’une activité
professionnelle n’entraîne pas systématiquement l’arrêt du
versement des allocations de chômage.
Le service des allocations est interrompu le jour où
l’intéressé : • cesse d’être inscrit comme demandeur d’emploi, sauf s’il
bénéficie d’une dispense de recherche d’emploi ; • perçoit, ou peut percevoir, des prestations en espèces
versées par la sécurité sociale au titre des assurances maladie,
accident du travail et maladies professionnelles ; • est exclu du bénéfice des allocations chômage sur
décision administrative ou suite à sa radiation par l’Agence pour
l’emploi, notamment pour refus d’un emploi sans motif légitime
; • a épuisé ses droits : une allocation de solidarité
spécifique peut alors lui être attribuée (voir allocation de
solidarité) ; • totalise, entre 60 et 65 ans, le nombre de trimestres de
cotisations à l’assurance vieillesse requis pour bénéficier d’une
retraite à taux plein (160) ; • atteint 65 ans ; • perçoit l’allocation parentale d’éducation ou le
complément de libre choix d’activité ; • cesse de résider sur le territoire français ; • a fait des déclarations inexactes ou présente des
attestations mensongères en vue de percevoir les
allocations.
En cas de reprise d’activité,
• un maintien partiel des allocations de chômage avec les
salaires est possible. Il est cependant limité en principe à 15
mois sauf pour les 50 ans et plus ; • une aide différentielle de reclassement peut être
versée au chômeur qui reprend un emploi moins rémunéré (voir
ci-dessous).
En cas de reprise d'activité, différentes possibilités
sont offertes au demandeur d'emploi :
Le maintien partiel des
allocations d’assurance avec les salaires Un maintien partiel des allocations d’assurance chômage
est possible dans la limite de 15 mois. Cette limite n’est pas
applicable aux personnes âgées de 50 ans et plus. Conditions : • ne pas effectuer plus de 110 heures par mois, • rester inscrit comme demandeur d’emploi, • ne pas percevoir un salaire supérieur à 70 % de celui
procuré par l’emploi précédent. Si tel est le cas, un nombre de jours non payables dans
le mois concerné est déterminé à partir des salaires bruts de
l’activité reprise : jours non indemnisables = salaires bruts/salaire
journalier de référence Pour les salariés âgés de 50 ans ou plus, le nombre de
jours non indemnisables est minoré de 20 %. Une aide différentielle de
reclassement Une aide différentielle de reclassement peut être versée
à l’allocataire qui reprend un emploi dont la rémunération, pour
une même durée de travail, est inférieure d’au moins 15 % à
celle de son emploi précédent. Pour bénéficier de cette aide, les personnes âgées de
moins de 50 ans doivent être prises en charge par l'Assédic
depuis 12 mois. Cette condition ne concerne pas les demandeurs
âgés de 50 ans et plus.
Les deux possibilités ne sont pas cumulables.
Pour les créateurs ou repreneurs
d'entreprise, une aide à la reprise ou à la création
d'entreprise
Cette aide n'est versée que si l'intéressé ne demande pas
à bénéficier du maintien partiel des allocations.
Cette aide correspondant au reliquat de la moitié des
droits est versée en deux fois sous forme de capital.
Les prestations de
solidarité
D’un montant forfaitaire, elles sont attribuées en
fonction des ressources.
Il s’agit de : l’allocation de solidarité
spécifique (ASS) réservée aux personnes qui ont épuisé leurs droits aux
allocations d’assurance ou aux personnes âgées de 50 ans ou plus
à qui l’on offre la possibilité d’opter pour les allocations
d’assurance ou pour les allocations de solidarité, l’allocation temporaire d’attente
(ATA) réservée à des catégories se trouvant dans une situation
particulière qui n’ont pas droit à l’allocation d’assurance,
soit parce qu’elles n’ont pas ou pas assez travaillé ou encore
n’ont pas cotisé. L’allocation équivalent retraite
(AER) versée aux personnes justifiant de 160 trimestres
d’assurance vieillesse et qui assure un revenu mensuel de 968 €
jusqu’à l’âge de la retraite.
Notons que différentes mesures encouragent la reprise
d'emploi par un bénéficiaire d'une prestation de solidarité :
versement d'une prime de retour à l'emploi, cumul allocations ou
prime avec le salaire. (voir ci-dessous).
Reprise d'emploi
• Le bénéficiaire de l’allocation de solidarité
spécifique qui reprend une activité salariée de 78 heures ou
plus par mois ou une activité non salariée, peut, sous
conditions, prétendre à une prime de retour à l’emploi de
1 000 € (si cette activité est exercée pendant 4 mois
consécutifs) et à un complément de revenu durant 12 mois (en
cumulant intégralement allocations et revenus durant les
3 premiers mois, puis durant les 9 mois suivants, en percevant
une prime mensuelle de 150 €). • Le bénéficiaire de l’ASS qui reprend une activité
salariée de moins de 78 heures par mois ou le bénéficiaire de
l’ATA (quelle que soit l’intensité de l’activité) peuvent
également bénéficier d’un complément de revenus durant
12 mois. Ce complément sera alors calculé en fonction des salaires
de l’activité reprise (voir tableau ci-dessous) ; par contre, il
ne pourra prétendre à une prime de retour à l’emploi.
Complément pour le bénéficiaire d’une allocation
de solidarité reprenant une activité de moins de 78 heures par
mois.
Revenus bruts
Cumul mensuel : Allocation/Revenu
Exemple
Durant les 6 premiers mois
civils de reprise d’activité
Gains mensuels inférieurs ou égaux à la moitié du
SMIC soit 735,99 € bruts
Cumul en totalité des allocations avec les
gains
Avant de reprendre un emploi, l’intéressé
percevait chaque mois 442,20 € d’allocations, sa
nouvelle activité lui procure un salaire brut mensuel de
381,12 €. Cumul intégral salaire/allocation de
chômage
Gains mensuels supérieurs à la moitié du
SMIC, soit 735,99 € bruts
Une somme équivalant à 40 % de la partie du
revenu brut d’activité supérieure à 735,99 € est déduite
du montant des allocations
Avant de reprendre un emploi, l’intéressé
percevait chaque mois 442,20 € d’allocations, sa
nouvelle activité lui procure un salaire brut mensuel de
762,25 € (ce qui correspond à un demi-SMIC + 26,26 €).
En plus de son salaire, l’intéressé perçoit chaque mois
une allocation chômage de 431,70 € (442,20 € - 10,50 € ) 10,50 € = 40 % de 26,26 €
Durant les 6 mois civils
suivants
Quel que soit le montant des gains
Une somme équivalant à 40 % du revenu brut total
d’activité est déduite du montant des
allocations
Avant de reprendre un emploi, l’intéressé
percevait 442,20 € d’allocations ; sa nouvelle activité
lui procure un salaire brut de 762,25 €. En plus de son
salaire, l’intéressé perçoit chaque mois une allocation
chômage de 137,50 € (442,20 € - 304,90 €) 40 % de
762,25 €
L’allocation de solidarité
spécifique
Les personnes justifiant de 160 trimestres d'assurance
vieillesse, peuvent bénéficier de l'allocation équivalent
retraite (voir
l'AER).
est versée pour une durée de 6 mois renouvelable tant que
les conditions, notamment de ressources et de recherches
d’emploi, sont remplies. Elle concerne les chômeurs de longue
durée ayant épuisé leurs droits aux allocations d’assurance. Une
particularité en faveur des chômeurs de 50 ans ou plus : ceux-ci
ont le choix entre l’allocation d’assurance et l’allocation de
solidarité.
Les conditions pour en
bénéficier • Ne pas dépasser un plafond de ressources, soit au 1er janvier 2008 : 1 031,80 € pour une
personne seule, 1 621,40 € pour un couple. • Justifier de 5 ans d’activité dans les 10 ans précédant
la fin du contrat de travail. Sont assimilées à du travail les périodes de formation ou
de service national. (Pour les personnes ayant interrompu leur activité pendant
au moins un an pour élever un ou plusieurs enfants, cette durée
est réduite sous certaines conditions) Montant Le montant forfaitaire varie en fonction des
ressources.
Pour une personne seule au
01/01/2008
Ressources mensuelles
Allocation mensuelle
de 0 à 589,60 €
442,20 €
de 589,60 à 1 031,80 €
Allocation différentielle égale à 1 031,80 € moins
les ressources
1 031,80 € et au-delà
Pas d’allocation
Pour un couple au
01/01/2008
Ressources mensuelles
Allocation mensuelle
de 0 à 1 179,20 €
442,20 €
de 1 179,20 à 1 621,40 €
Allocation différentielle égale à 1 621,40 € moins
les ressources
1 621,40 € et au-delà
Pas d’allocation
L’allocation temporaire
d’attente (ATA)
Notons que les jeunes ne bénéficient pas de l'allocation
temporaire d'attente. Des contrats en alternance leur sont
proposés.
est versée pour une durée variant en fonction de la
situation. Elle concerne : • les salariés expatriés, de retour en France non
affiliés à l’assurance chômage et justifiant de 182 jours
d’activité dans un pays étranger, • les détenus libérés après 2 mois ou plus de
détention, • les demandeurs d’asile, âgés d’au moins 18 ans et ayant
demandé l’asile politique auprès de l’Office Français pour la
Protection des Réfugiés et Apatrides (OFPRA), • les bénéficiaires de la protection temporaire,
titulaires d’une autorisation provisoire de séjour, • les bénéficiaires de la protection subsidiaire,
titulaires d’une autorisation provisoire de séjour, • les victimes étrangères de la traite des êtres humains,
titulaires d’une autorisation provisoire de séjour et d’une
attestation de la protection de l’Etat français.
Conditions
d'attribution Les catégories pouvant prétendre à l’ATA ne doivent pas
dépasser un plafond de ressources : celui-ci correspond au montant
du RMI.
Montant maximum du RMI depuis le 1er janvier 2008
Nombre d'enfants
Personne seule
En couple
0
447,91 €
671,87 €
1
671,87 €
806,24 €
2
806,24 €
940,61 €
Par enfant supplémentaire
plus 179,16 €
plus 179,16 €
Montant de
l'allocation L’allocation est forfaitaire. Son montant est de 311,40 €
par
mois.
L’allocation
équivalent retraite (AER)
assure jusqu’à 60 ans, des ressources aux personnes qui
totalisent 160 trimestres d’assurance vieillesse. Cette allocation remplace l’allocation de solidarité
spécifique ou complète les allocations d’assurance
chômage.
Les conditions pour en
bénéficier Ne pas dépasser un plafond de ressources, soit au 1er janvier 2008 : 1 527,36 € pour une personne seule, 2 195,58 € pour un
couple. Toutes les ressources déclarées à l’administration fiscale
avant abattement sont prises en compte.
Montant de l'AER de
remplacement (au 1er janvier
2007)
Pour une personne
seule
Ressources mensuelles
Montant mensuel
de 0 à 559,36 €
968 €
de 559,36 à 1 527,36 €
Le montant de l’AER est égal à 1 527,36 € moins les
ressources
> à 1 527,36 €
Pas d’AER
Pour un
couple
de 0 à 1 227,58 €
968 €
de 1 227,58 à 2 195,58 €
Le montant de l’AER est fonction des revenus du
conjoint
> à 2 195,58 €
Pas d’AER
Sur le montant de l'AER, lorsqu'elle complète l'allocation
d'assurance chômage voir ci-après.
Montant si l'AER complète
l'allocation d'assurance chômage
Pour une personne seule
L’AER complétera l’allocation et autres ressources à
hauteur de 968 € Ainsi, si la personne perçoit une allocation d’aide au
retour à l’emploi de 400 € par mois et qu’elle ne dispose d’aucune
autre ressource, son AER mensuelle sera de
568 € (400 + 568 = 968 €). Pour un couple L’AER complétera l’allocation et autres ressources à
hauteur de 968 € , mais il ne sera pas tenu
compte des revenus d’activité, des allocations de chômage ou de
formation, les pensions de vieillesse, de préretraites du
conjoint.
Exemple :
Ressources : 1 600 € dont 1 200 € au titre de
l’activité du conjoint, 400 € d’allocation d’aide au retour à
l’emploi pour le demandeur d’AER.
L’AER versée sera de 568 € (400 + 568 = 968 €).
3e
partie : La protection sociale
La protection sociale
Assurance maladie, maternité, décès
La protection pour le risque maladie, maternité, décès est
maintenue aux chômeurs indemnisés. La validation des périodes de chômage pour la retraite est
accordée aux chômeurs indemnisés.
La personne qui était assurée sociale avant d’être au
chômage, conserve sa couverture antérieure (remboursement de frais
ou indemnités journalières) tant qu’elle est indemnisée. Ensuite, cette couverture se prolonge durant 1 an.
A noter que dans le cadre de la couverture maladie
universelle, toute personne résidant en France de façon stable et
régulière et qui ne peut prétendre à aucun autre titre à une
couverture maladie, maternité a droit au minimum au remboursement
de ses frais médicaux, pharmaceutiques ou d’hospitalisation selon
le taux de la sécurité sociale en vigueur.
Retraite - régime de base
Pour les personnes ayant cotisé antérieurement, • chaque période de 50 jours de chômage indemnisé équivaut à
un trimestre d’assurance vieillesse, sans que cela puisse excéder
4 trimestres par an ; • si la personne cesse d’être indemnisée ou n’est pas
indemnisée, les périodes de chômage peuvent, sous certaines
conditions, être prises en compte dans la limite d’un an, voire
5 ans pour les personnes âgées de 55 ans et justifiant de 20 ans de
cotisations.
Pour bénéficier d’une retraite de base à taux plein, il
faut totaliser un nombre de trimestres d’assurance
vieillesse. Depuis 2003, tout assuré, quelle que soit sa date de
naissance, doit justifier de 160 trimestres.
Retraite complémentaire
Pour compléter le régime de base, des points de retraite
complémentaire sont accordés aux chômeurs indemnisés, qui ont cotisé à
certaines caisses de retraite complémentaire (la majorité des
caisses). Selon le type de prestation, ils sont financés par l’Unédic ou
l’Etat, le chômeur et les caisses de retraite.
Annexes
Le système de préretraite licenciement
assure aux personnes qui en bénéficient, un revenu jusqu’à
leur retraite. Les personnes en préretraite ne sont plus considérées comme
demandeur d’emploi. Elles peuvent s’installer à l’étranger et exporter leurs
allocations.
En cas de difficulté économique de l’entreprise et de mise en
place d’une procédure de licenciement, les personnes âgées de 57 ans,
56 ans sur dérogation, peuvent se voir proposer une préretraite
jusqu’à l’âge de la retraite. Le montant de la préretraite est de 65 %
du salaire brut si le salaire est inférieur ou égal au plafond de
sécurité sociale , 50 % au-delà, le salaire étant limité à deux fois le
plafond de sécurité sociale
Outre le critère d’âge, les salariés doivent justifier de
10 années d’activité dont une année continue chez le dernier
employeur.
La préretraite licenciement conçue comme un moyen pour
lutter contre le chômage et responsabiliser les
entreprises
Elle pose comme critère préalable au recours à la préretraite
l’établissement d’un plan social cohérent et une participation
financière en cas de recours à la préretraite licenciement pour les
entreprises en difficultés économiques. Financée par l’Etat,
l’employeur et le salarié, elle n’est jamais mise en œuvre
automatiquement, mais fait l’objet d’une convention avec
l’Etat.
Le travail hors de France
• Exercé dans l’Union européenne ou la Suisse, le travail
hors de France peut ouvrir droit à une indemnisation lorsque la
personne revient en France et s’inscrit comme demandeur
d’emploi. • Exercé dans un autre pays étranger, le travail offre des
possibilités d’affiliation à l’assurance chômage.
Union européenne et
Suisse Les périodes d’emploi exercées dans les pays de l’UE ou en
Suisse peuvent être prises en compte pour ouvrir des droits dans le
cadre de l’assurance chômage aux personnes qui rentrent en France et
s’inscrivent comme demandeur d’emploi, sous réserve qu’elles y aient
retravaillé en dernier lieu (condition non opposable aux travailleurs
frontaliers). Pays concernés
par la réglementation UE : Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande,
France, Grande-Bretagne, Grèce, Irlande, Islande, Italie,
Liechtenstein, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Portugal, Suède et
Suisse. Depuis le 1er mai 2004,
Chypre, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Malte, Pologne,
République Tchèque, Slovaquie, Slovénie et depuis le 1er janvier 2007, Bulgarie et Roumanie. Les
ressortissants de ces pays (sauf ceux de Chypre et Malte) doivent,
pour bénéficier du règlement UE, avoir une autorisation de
travail. Pays autres L’annexe 9 au règlement d’assurance chômage prévoit : • l’affiliation obligatoire pour le risque de privation
d’emploi des salariés expatriés ressortissants de l’Union européenne
dans la mesure où leur contrat a été signé en France. En cas de retour en France, la couverture contre le risque de
perte d’emploi est identique à celle d’une personne ayant exercé son
activité en France ;
Si aucune indemnisation basée sur l'ancien salaire n'est
possible, l'allocation temporaire d'attente peut être versée s'il
est justifié de 182 jours de travail salarié (voir l'ATA).
• dans les autres cas, la possibilité d'affiliation facultative
au régime d'assurance chômage du salarié expatrié par l'employeur, à
défaut par le salarié lui-même. Pour s'ouvrir des droits dans ce cadre, les intéressés doivent
au minimum justifier de 18 mois de travail salarié dans les
24 mois.
Quelques chiffres
Nombre de chômeurs indemnisés au titre de l'assurance chômage mai 2008 : 1 960 500 Nombre d'établissements affiliés à l'assurance chômage
fin 2006 : 1 565 221
Prestations versées et budget du RAC en 2007
Prestations versées en millions d’euros
Régime d’assurance chômage
22 661
AFF-AFFS
230
Divers Etat
155
Régime de solidarité Etat
2 729
Préretraites Etat
422
Total
26 197
Budget régime assurance chômage en millions
d’euros
Recettes = 29 159 dont
28 518 Contributions 319 Cotisations licenciement 322 Autres (revenus financiers et convention
diverses)
Dépenses = 25 702 dont
22 527 pour prestations 1 303 pour validation points de retraite 1 413 pour frais de gestion 459 intérêts obligataires
Allocations d’assurance
Montant journalier au 01/07/08
Allocation minimale
26,66 €
Partie fixe
10,93 €
Allocations de solidarité et de préretraite
Montant journalier des allocations de solidarité au
01/01/08
ATA/allocation temporaire d’attente
10,38 €
ASS/allocation de solidarité spécifique
14,74 €
AER/allocation équivalent retraite
31,82 €
Montant journalier des allocations de préretraite au
01/01/08