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Notices d'information > Demandeurs d'emploi > Protection sociale et régime juridique > Protection sociale
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Notice DAJ 246

Mise à jour janvier 2009

La protection sociale des chômeurs

1 - Assurance maladie, maternité, invalidité, décès

Régime de base

Quelle que soit votre situation (chômeur indemnisé ou non, préretraité), vous avez droit au minimum au remboursement de vos frais médicaux, pharmaceutiques ou d'hospitalisation selon le taux de la sécurité sociale en vigueur.
Votre couverture de base est plus ou moins étendue selon que :
vous percevez les allocations de chômage
vous n'êtes pas indemnisable ou n'êtes plus indemnisé
vous êtes en préretraite

Protection complémentaire

Pour compléter le remboursement de base, la Couverture Maladie Universelle offre des possibilités de prise en charge complémentaire aux personnes à revenus modestes.
Renseignez-vous auprès de la caisse de sécurité sociale de votre lieu de résidence.
Sinon, seules les mutuelles auxquelles vous avez cotisé durant votre activité, peuvent éventuellement vous assurer des prestations complémentaires.

Si vous percevez les allocations de chômage

Vous percevez l'une des allocations de chômage suivantes :
l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE), l'allocation unique dégressive (AUD),
l'allocation "chômeurs âgés" (ACA),
les allocations de solidarité (AI, ASS, AER).
Deux situations possibles : vous étiez, avant d'être au chômage, assuré social ou non.

1 - Vous étiez assuré social avant d'être au chômage

Vous conservez la couverture sociale maladie, maternité, invalidité, décès de base à laquelle vous pouviez prétendre avant de percevoir les allocations de chômage.

En cas de maladie, maternité,

la Caisse dont vous releviez - sécurité sociale, MSA …
vous rembourse selon la tarification en vigueur, vos frais médicaux, pharmaceutiques, d'hospitalisation sur la base de votre couverture antérieure ;
vous verse, si vous y avez droit, les indemnités journalières de sécurité sociale sur la base de votre salaire antérieur.

Attention : si vous êtes en arrêt maladie ou maternité, vous ne pouvez percevoir les allocations de chômage versées par Pôle emploi. Vous devez signaler tout arrêt maladie ou maternité sur la déclaration de situation mensuelle et l'avis de changement de situation.

Δ À titre indicatif, indemnités journalières versées par la SS (valeur au 01/01/2008)
Assurance maladie : indemnités journalières
- Cas général :
50 % du salaire de base à partir du 4e jour d'arrêt, puis 51,49 % à partir du 7e mois,
maximum : 47,65 €, puis 49,03 €,
minimum : 8,55 €.
- Assuré ayant 3 enfants à charge :
2/3 du salaire de base à partir du 31e jour d'arrêt, puis 68,66 % à partir du 7e mois,
maximum : 63,53 €, puis 65,35 €,
minimum : 11,40 €.
Assurance maternité, indemnités journalières
100 % du salaire journalier de base net
maximum : 76,54 € / jour (86,64 € / jour en Alsace-Moselle),
minimum : 8,55 € / jour.

En cas d'invalidité,

la Caisse dont vous releviez vous verse les prestations correspondantes.
Sachez que le montant des pensions d'invalidité 2e et 3e catégorie est déduit du montant des allocations suivantes :
allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE), allocation unique dégressive (AUD),
allocation "chômeurs âgés" (ACA).
En ce qui concerne les allocations de solidarité, le montant de la pension est intégré dans les ressources.

En cas de décès,

un capital décès peut être servi par la Caisse de sécurité sociale, la MSA … ;
de son côté, Pôle emploi verse au conjoint d'une personne décédée et qui bénéficiait de l'ARE, l'AUD, l'ACA une allocation décès égale à 120 fois le montant brut journalier de l'allocation + 45 fois le montant brut journalier par enfant à charge.

Aucune allocation décès n'est versée par Pôle emploi au conjoint des bénéficiaires des allocations de solidarité.

2 - Vous n'étiez pas assuré social avant d'être indemnisé

Vous avez droit au remboursement de vos frais médicaux, pharmaceutiques ou d'hospitalisation selon la tarification en vigueur dans le cadre du régime général de sécurité sociale.

Que vous soyez dans la 1re ou 2e situation, pour obtenir une prise en charge par la sécurité sociale, vous devez, lors de la première demande de prise en charge, présenter à votre caisse de sécurité sociale la décision de Pôle emploi accordant les allocations.
Ultérieurement, il vous suffira de présenter un avis de paiement (avis de virement, talon de mandat, lettre accompagnant le chèque).

Vous n'êtes pas indemnisable ou vous n'êtes plus indemnisé

Deux situations : avant d'être au chômage, vous étiez assuré social ou vous ne l'étiez pas.

1 - Vous étiez assuré social avant d'être au chômage

Vous conservez la couverture sociale maladie, maternité, invalidité, décès de base à laquelle vous pouviez prétendre avant d'être au chômage, mais pour une durée limitée à 12 mois ou 4 ans selon la nature des prestations servies.

Notons que pour les chômeurs ayant épuisé leurs droits aux allocations de chômage, les délais de 12 mois ou 4 ans partent de la fin des droits aux allocations.

En cas de maladie, maternité,

la Caisse dont vous releviez - sécurité sociale, MSA …
 vous rembourse, durant 4 ans, selon la tarification en vigueur, vos frais médicaux, pharmaceutiques, d'hospitalisation sur la base de votre couverture antérieure. Ensuite, vous pouvez continuer à bénéficier des remboursements mais ceux-ci s'effectuent dans le cadre du régime général de sécurité sociale, même si vous releviez d'un autre régime ;
vous verse, durant 12 mois, si vous y avez droit, les indemnités journalières de sécurité sociale sur la base de votre salaire antérieur.

Reprise d'une activité salariée
Lorsque le chômeur indemnisé reprend une activité salariée, l'ouverture du droit et le calcul de l'indemnité journalière s'effectuent sur la base des salaires les plus avantageux pour l'assuré : ou bien, c'est la situation antérieure à la rupture du contrat de travail ayant entraîné l'indemnisation qui sera prise en compte ou bien, ce sera la reprise d'activité.

En cas d'invalidité, la Caisse dont vous releviez vous verse durant 12 mois les prestations correspondantes.
En cas de décès, durant 12 mois, un capital décès peut être versé par la sécurité sociale, la MSA...

2 - Vous n'étiez pas assuré social ou vous n'avez plus de droit au maintien de votre couverture sociale

Vous pouvez bénéficier du remboursement des frais médicaux, pharmaceutiques et d'hospitalisation dans le cadre du régime général de la sécurité sociale.

Pour les chômeurs ayant épuisé leurs droits aux allocations, il leur suffira d'être à la recherche d'un emploi.
Pour les autres, une demande de couverture doit être effectuée dans le cadre de la Couverture Maladie Universelle auprès de la Caisse de sécurité sociale du lieu de résidence.

Vous êtes en préretraite FNE ou ARPE

Vous conservez une couverture sociale.

En cas de maladie, maternité,

la Caisse dont vous releviez - sécurité sociale, MSA …
vous rembourse, durant 4 ans, selon la tarification en vigueur, vos frais médicaux, pharmaceutiques, d'hospitalisation sur la base de votre couverture antérieure. Ensuite, ces frais sont remboursés dans le cadre du régime général de sécurité sociale, même si vous releviez d'un autre régime, tant que vous percevez les allocations de préretraite ;
par contre, elle ne vous verse pas les indemnités journalières de sécurité sociale car Pôle emploi maintient le versement des allocations de préretraite durant les arrêts maladie.

En cas d'invalidité, décès,

les prestations correspondantes sont versées durant 12 mois par la Caisse de sécurité sociale, la MSA …
De son côté, en cas de décès, Pôle emploi verse au conjoint d'un préretraité FNE décédé un capital décès égal à 120 fois le montant brut journalier de l'allocation + 45 fois le montant brut par enfant à charge.
Par contre, le conjoint et les enfants à charge d'un préretraité ARPE décédé ne peuvent prétendre à une allocation décès versée par Pôle emploi.

2 - Prestations familiales

Certaines prestations familiales sont soumises à des conditions de ressources.
Le fait que vous soyez au chômage entraîne un réexamen de votre situation.
Δ Renseignez-vous auprès de votre caisse d'allocations familiales.

3 - Retraites

Dans le cadre du régime de base, les périodes de chômage sont prises en compte pour le calcul du nombre de trimestres validés au titre de l'assurance vieillesse.
Toutefois, l'étendue de la validation dépend de la situation du chômeur - indemnisé ou non.
En ce qui concerne les points de retraite accordés par les caisses de retraite complémentaire, seules les périodes de chômage indemnisées permettent d'acquérir des points de retraite complémentaire.

Pour connaître
votre retraite de base, vous pouvez contacter votre caisse locale de sécurité sociale ou la MSA … dès 55 ans ;
votre retraite complémentaire, vous pouvez vous rapprocher de votre dernière caisse de retraite complémentaire dès 57 ans.

Régime de base

Vous êtes indemnisé

Si vous percevez les allocations de chômage [allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE), allocation unique dégressive (AUD), allocations de solidarité ou encore les allocations de préretraite] et si vous avez cotisé à l'assurance vieillesse, vous acquerrez automatiquement des trimestres d'assurance vieillesse correspondant aux périodes d'indemnisation.

Chaque période de 50 jours de chômage indemnisé consécutifs ou non équivaut à un trimestre d'assurance vieillesse. Cette règle ne peut avoir pour effet de porter à plus de 4 le nombre de trimestres pouvant être acquis par an.

Vous n'êtes pas indemnisé

Vous n'êtes pas indemnisé et êtes en chômage involontaire, la première période de chômage non indemnisé qu'elle soit continue ou non, est prise en compte dans la limite d'un an.
Chaque période ultérieure de chômage non indemnisé est prise en compte dans la limite d'un an, à condition qu'elle succède sans interruption à une période de chômage indemnisée.
Cette deuxième limite est portée à 5 ans si vous êtes âgé d'au moins 55 ans à la date où vous cessez de bénéficier des allocations de chômage et si vous ne relevez pas à nouveau d'un régime obligatoire d'assurance vieillesse à condition de justifier d'au moins 20 ans de cotisations.
Les périodes validées sont transmises automatiquement aux caisses.

Dans le cadre du régime général, comment est calculée votre retraite de base par la caisse d'assurance vieillesse ? (à titre indicatif)
Vos droits sont déterminés par :
- vos cotisations à l'assurance vieillesse,
- votre âge,
- le nombre de trimestres d'assurance valable pour le calcul de la retraite.

Pour obtenir une pension au taux de 50 %,
les assurés dont l'âge se situe entre 60 et 65 ans, doivent justifier de 160 trimestres d'assurance vieillesse. Le taux plein (50 %) est acquis à partir de 65 ans, quel que soit le nombre de trimestres.
Le calcul du salaire de base s'effectue sur les meilleures années de la carrière professionnelle (23 pour les personnes nées en 1946, 24 pour les personnes nées en 1947, 25 pour la génération née en 1948).
Montant minimum : 579,85 € / mois pour les personnes qui ont le nombre de trimestres requis, réduit de 1/152e (3,81 €) par trimestre manquant.
Montant maximum : 1 386,50 € / mois.
Pour en savoir plus, rapprochez-vous de votre caisse d'assurance vieillesse.

Régime complémentaire

Si vous bénéficiez des allocations d'assurance chômage, des allocations de solidarité excepté l'AER ou de préretraite et qu'avant d'être au chômage vous contribuiez à une caisse de retraite complémentaire relevant de l'AGIRC ou de l'ARRCO, vous acquerrez des points de retraite complémentaire.
Pour ceux qui participent à d'autres régimes, ils bénéficient de points de retraite si une convention entre leur caisse et l'Unédic a été passée. À l'heure actuelle, des conventions ont été conclues avec la Caisse nationale du barreau français (CNBF) et avec la Caisse de retraite du personnel navigant de l'aéronautique civile (CRPNAC).
Pour les préretraités ARPE, des conventions ont été conclues avec l'IRCANTEC et la CRPNAC.
Δ Les périodes de carence et de différé d'indemnisation ne permettent pas l'acquisition de points de retraite complémentaire.
Les personnes en CES, ne cotisant à aucun régime de retraite complémentaire, ne peuvent acquérir des points si elles sont indemnisées à ce titre.

Calcul des points de retraite complémentaire


Attention, les points attribués varient en fonction du type d'allocations versées.
Renseignez-vous auprès de votre caisse de retraite.
Les points sont attribués sur la base du salaire journalier de référence servant au calcul de votre allocation de chômage.
Deux exceptions : les préretraites progressives et les allocations de solidarité spécifique pour lesquelles le salaire est reconstitué.

Formalités

Les périodes validées sont transmises directement par Pôle emploi à l'institution de retraite complémentaire. Une attestation vous est remise une fois par an après le paiement du mois de décembre ; vous devez conserver ce document.
Pôle emploi doit remettre autant d'attestations que de nouvelles admissions de droit aux allocations.
Si la mention "transmis à la caisse de retraite" n'apparaît pas sur l'attestation, il vous appartient de transmettre vous-même l'attestation à la caisse de retraite.

Les chômeurs ne percevant pas d'allocations de chômage ou de préretraite ne peuvent pas acquérir de points de retraite complémentaire.

Les retenues sociales sur les différentes allocations de chômage

Quatre types de retenues peuvent être effectuées :
•  la sécurité sociale (SS),
•  la contribution sociale généralisée (CSG),
•  la contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS),
•  la cotisation au titre des retraites complémentaires.

Selon la nature de l'allocation, l'assujettisement, le taux et l'assiette varient (valeur au 1er juillet 2008)
Retenues SS/CSG/RDS
SS
CSG
CRDS
Retraite complémentaire
ARE-AUD
__________
.
Seuil d'exonération
-
.
.
__________
-
6,2 % de l'allocation
x 0,97
__________
44 €
0,5 % de l'allocation
x 0,97
__________
44 €
3 % du SJR
.
__________
26,66 €
AREF
__________
Seuil d'exonération
-
_________
-
-
_________
-
-
_________
-
3 % du SJR
__________
26,66 €
Préretraités
__________
Seuil d'exonération
1,7 % de
l'allocation
_________
44 €
7,5 % de
l'allocation
_________
Pas de seuil
d'exonération
0,5 % de
l'allocation
_________
Pas de seuil
d'exonération
-
_________
-
Pour les assurés au régime local d'assurance maladie d'Alsace-Moselle, une cotisation supplémentaire est prévue (1,60 % depuis le 1er janvier 2008).
Les allocations de solidarité (AI, ASS, AER)

ne font pas l'objet de retenues sociales.

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