L’employeur de moins de
1000 salariés (tous établissements confondus), qui engage une procédure
de licenciement économique, ou l’employeur en redressement ou
liquidation judiciaire (quel que soit le nombre de salariés) doit
proposer la CRP aux salariés concernés. Δ L’employeur qui ne
propose pas la CRP doit verser à Pôle emploi une contribution spécifique
correspondant à 2 mois de salaires bruts. Dès qu’une procédure de licenciement économique est
engagée, l’employeur doit demander à Pôle emploi ou à Pôle emploi
Services Région
Ile-de-France, le dossier CRP, en précisant le nombre de salariés
potentiellement concernés.
Quels sont les
salariés concernés par la CRP ?
Deux catégories de
salariés sont concernées
La CRP concerne tous
les salariés visés par un licenciement économique. Parmi ceux-ci, deux
catégories sont à distinguer : - les salariés ayant 2 ans d’ancienneté dans
l’entreprise , - les salariés ayant moins de 2 ans
d’ancienneté dans l’entreprise. Les salariés qui ont
moins de 2 ans d’ancienneté peuvent bénéficier du dispositif de
reclassement, mais avec une indemnisation moindre, s’ils ont travaillé
dans une ou plusieurs entreprises, suffisamment pour s’ouvrir des
droits à l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) - voir Indemnisation au titre de l'ARE : les grandes
lignes.
Les salariés
concernés doivent remplir certaines conditions
- Etre apte physiquement, c’est-à-dire ne pas
être pris en charge par la sécurité sociale. • Une incapacité temporaire de travail
inférieure à 15 jours ne s’oppose pas à la signature d’une
CRP. • Certaines personnes titulaires d’une pension
d’invalidité de 2e ou 3e catégorie peuvent être considérées comme
aptes. Par contre, le montant de leur pension viendra en déduction du
montant de l’allocation. - Résider en France.
Qu’est-ce que la CRP
?
La CRP permet au
salarié de bénéficier durant 8 mois,
• d’un accompagnement immédiat et renforcé
pour retrouver un emploi, • d’une indemnisation sans délai d’attente
avec des prélèvements sociaux n’excédant pas 3 %, • d’une protection sociale. - Durant cette période, le
salarié a le statut de stagiaire de la formation
professionnelle. Le bénéficiaire de la CRP peut prétendre aux différentes
aides de Pôle emploi (se renseigner auprès de celui-ci).
En contrepartie, le
salarié…
… doit respecter les
objectifs qui figurent dans son plan de reclassement, chercher
activement un emploi, répondre aux convocations.
Le salarié concerné
a le choix…
… entre ce dispositif
et le dispositif plus général qui concerne tout demandeur d’emploi
privé involontairement d’emploi - voir Conséquence du refus de la CRP. Un délai de réflexion de 14 jours à
partir du lendemain de la proposition de l’employeur, lui est laissé
pour accepter ou refuser ce dispositif. • Pour aider le salarié dans son
choix, Pôle emploi le rencontre pendant ce délai.
Pour éviter tout problème, le salarié doit impérativement
demander un rendez-vous à Pôle emploi durant le délai de réflexion
de 14 jours. Pôle emploi vérifie que le salarié remplit bien toutes les
conditions pour bénéficier de la CRP.
Conséquence de
l’acceptation de la CRP
Salariés ayant 2 ans
d’ancienneté dans l’entreprise
Fin du contrat de
travail
La fin du contrat de
travail se situe à la fin d’un délai de réflexion de 14 jours laissé au salarié pour
effectuer son choix. Ce délai, qui est calendaire, part du lendemain
de la proposition de la CRP par l’employeur (exemple : proposition
le 30 juin, le délai court du 1er
au 14 juillet). - Il s'agit d'une rupture d'un
commun accord. Dès le lendemain de la rupture, l'intéressé cesse
d'appartenir à l'entreprise.
Indemnités de
rupture
Le salarié perçoit
toutes les indemnités de rupture auxquelles il a droit, à
l’exception de 2 mois de préavis. Si le salarié a
droit à un préavis supérieur à 2 mois, l’indemnité correspondant à
la fraction excédant 2 mois est versée par l’employeur.
Accompagnement
immédiat et renforcé dès la fin du contrat de travail
• Le salarié a un entretien pour un pré-bilan
dans les 8 jours suivant la fin de son contrat de travail. • Puis dans les 30 jours, un plan de
reclassement est mis en place. Dans ce plan, dont le salarié
conserve un exemplaire, sont actés ses droits et
obligations. • Un interlocuteur unique l’accompagne
pendant toute la durée de la convention. - Le bénéficiaire de la CRP
peut prétendre aux différentes aides de Pôle emploi (se renseigner
auprès de celui-ci).
Absence de délai
d’attente
L’intéressé est
indemnisé dès la fin du délai de réflexion de 14 jours.
Montant (cas
général)
L’allocation versée
dans le cadre de la CRP dite allocation spécifique de reclassement
est calculée à partir des anciens salaires, y compris les primes.
Seuls les salaires soumis aux contributions d'assurance chômage sont
retenus. Les indemnités liées à la perte de l’emploi, telles les
indemnités de licenciement, les indemnités compensatrices de congés
payés ne sont pas intégrées. Le montant de
l’allocation s’élève : • durant les 3 premiers mois à 80 % du
salaire brut, • durant les 5 mois suivants à 70 % du
salaire brut. - Un minimum de 19,11 €/jour
est garanti aux salariés à temps partiel. En cas de perception
d’une pension d’invalidité 2e ou
3e catégorie, le montant de
l’allocation CRP est diminué du montant de la pension.
Seule une participation destinée au financement de la
retraite complémentaire est prélevée sur les allocations
journalières supérieures à 26,66 €. Elle s’élève à 3 % du salaire sur lequel a été calculée
l’allocation CRP.
Durée de la
convention de reclassement
8 mois de date à
date à partir de la fin du contrat de travail.
Statut et
protection sociale
Le salarié a le
statut de stagiaire de la formation professionnelle. • Il conserve ses droits à l’assurance
maladie, maternité. • Il bénéficie d’une couverture accident du
travail pour les accidents du travail ou de trajet survenus à
l’occasion d’actions favorisant son reclassement. • Il bénéficie de validation de trimestres au
titre de l’assurance vieillesse, ainsi que de points de retraite
complémentaire.
Interruption de la
CRP
• Le non-respect pour un motif non valable,
du plan de reclassement que le bénéficiaire a signé, entraîne
l’interruption définitive de la CRP. • Par contre dans les situations ci-dessous,
l’interruption est temporaire : si la situation cesse, la CRP peut
reprendre dans la mesure où la période de 8 mois n’est pas arrivée à
son terme. - Reprise d’une activité professionnelle
salariée ou non, exercée en France ou à l’étranger, - Prise en charge par la sécurité
sociale, - Bénéfice de l’allocation parentale
d’éducation ou du complément de libre choix d’activité ou de la
prestation d’accueil du jeune enfant, - Bénéfice de l’allocation de présence
parentale, - Résidence à l’étranger.
Reprise
d’activité
Le bénéficiaire de
la CRP qui reprend une activité salariée, peut bénéficier du
maintien partiel de ses allocations si l'activité reprise est de
moins de 110 heures par mois et procure une rémunération mensuelle
ne dépassant pas 70 % de l'ancienne rémunération brute
mensuelle. Si les conditions se
trouvent remplies, Pôle emploi déduira chaque mois un certain nombre
de jours J du nombre d'allocations
dues pour le mois considéré. Le calcul de J s'opère de la
manière suivante :
Salaires du
mois
Salaire
journalier sur lequel a été calculée l'allocation CRP
Reprise d’une activité salariée moins
bien rémunérée Pôle emploi peut verser une indemnité différentielle. Conditions • L'intéresé ne doit pas
bénéficier du maintien partiel des allocations de chômage (voir
ci-dessus). • Le contrat de travail doit
prévoir pour un nombre d'heures identique à l'emploi salarié
précédent (heures supplémentaires exclues), une rémunération
inférieure d'au moins 15 % à la rémunération brute
précédente.
Que se passe-t-il
au terme de la CRP ?
Si le salarié n’a
pas retrouvé de travail au terme des 8 mois, son inscription comme
demandeur d’emploi lui permet de bénéficier de l’allocation d’aide
au retour à l’emploi - voir Indemnisation au titre de l'ARE : les grandes
lignes. - La durée des droits à l'ARE
est réduite de la durée d'indemnisation en allocation CRP.
Salariés ne
totalisant pas 2 ans d’ancienneté dans l’entreprise
Que le salarié ait ou
non 2 ans d’ancienneté dans l’entreprise, un certain nombre de
conséquences de l’acceptation de la CRP sont les mêmes, à savoir : la
fin du contrat de travail, l’accompagnement immédiat et renforcé,
l’absence de délai d’attente, le statut et la protection sociale,
l’interruption de la CRP ainsi que l’après CRP. Par contre, le salarié ayant moins de 2 ans d’ancienneté se
voit appliquer des dispositions qui lui sont propres.
Particularités
• Les indemnités de rupture : le salarié
perçoit l’ensemble des indemnités de rupture qui lui sont
dues. • L’indemnisation : celle-ci correspond au
montant de l’allocation d’aide au retour à l’emploi voir Montant de l'ARE et se situe entre 57,4 % du salaire brut et 75 % du
salaire brut (pour les salaires les moins élevés) ; un minimum de
19,11 €/jour est garanti au salarié à temps partiel. • La durée d’indemnisation : le salarié qui
justifie de moins de 12 mois de travail dans les 20 derniers mois ne
peut être indemnisé que durant 7 mois (s'il totalise 6 mois ou plus
d'activité au cours des 22 derniers mois).
Conséquence du refus
de la CRP
Le non-renvoi du
bulletin d’acceptation dans les 14 jours suivant
la proposition équivaut à un refus. - En cas de refus de la CRP,
l'employeur poursuit la procédure de licenciement économique.
Fin du contrat de
travail et indemnités de rupture
• Le contrat prend fin à l’issue du préavis
prévu par la convention collective, à défaut par le code du
travail. • L’employeur verse l’ensemble des indemnités
de rupture.
Les droits en cas
d’inscription comme demandeur d’emploi
Le salarié licencié
qui s’inscrit comme demandeur d’emploi et remplit une demande
d’allocation de chômage peut bénéficier d’une allocation d’aide au
retour à l’emploi (ARE) dont la durée est fonction de la durée du
travail et de l’âge (voir ci-dessous), avec un taux de cotisations
pouvant aller jusqu’à 11,37 % pour les personnes ayant une allocation
supérieure au SMIC. • L'allocation n'est versée
qu'après un délai d'attente minimum de 7 jours augmenté d'un différé
“congés payés” et “indemnités de rupture” si le salarié perçoit une
indemnité de congés payés et des indemnités de rupture.
Indemnisation au
titre de l’ARE : les grandes lignes
Seule la personne
justifiant d’une certaine durée d’activité peut s’ouvrir des droits à
l’allocation d’aide au retour à l’emploi. • La durée d'indemnisation est
fonction de la durée de l'activité salariée et de l'âge à la fin du
contrat de travail. Les allocations sont
versées par périodes mensuelles renouvelable, en fonction des efforts
de reclassement et ce, dans la limite d'une durée maximale
d'indemnisation.
Durée d’activité salariée
Durée maximale d’indemnisation
6 mois
d’activité au cours des 22 derniers mois 12 mois d’activité au cours des
20 derniers mois 16 mois d'activité au cours des
26 derniers mois
7 mois 12 mois 23
mois
Pour les 50 ans et plus, 27 mois
d’activité au cours des 36 derniers mois
36
mois
- Pour déterminer la durée de
l'activité, seules les périodes n'ayant pas déjà servi à ouvrir des
droits sont prises en compte.
Montant de
l’allocation d’aide au retour à l’emploi
Les salaires pris en
compte pour calculer l’allocation sont les mêmes que ceux pour
calculer la CRP - voir Montant de l'allocation CRP.
Salaire mensuel brut
Allocation brute journalière
Retenues sociales
inférieur à
1 066 €
75 % du
salaire journalier brut
compris
entre 1 066 € et 1 168 €
26,66 € par
jour
compris
entre 1 168 € et 1 928 €
40,4 % du
salaire journalier brut + 10,93 €
par jour
3 % de
l’ancien salaire (retraite complémentaire)
compris
entre 1 928 € et 11 436 €
57,4 % du
salaire journalier brut
11,37 % de
l’allocation (retraite complémentaire / CSG/RDS) si
l’allocation est supérieure au SMIC (44 € au
01/07/2008)
• Le montant des pensions d’invalidité
2e ou 3e catégorie vient en déduction du
montant de l’allocation. • Les pensions de retraite
peuvent être cumulées intégralement ou partiellement.
Début du versement
de l’ARE
Si l’employeur a
versé au salarié une indemnité compensatrice de congés payés ou des
indemnités de rupture supérieures au minimum légal , l’indemnisation est
reportée. En effet, Pôle
emploi calcule : - un différé “congés
payés” correspondant aux congés payés non pris, - une différé
“indemnités de rupture” dite spécifique, calculée comme
suit :
Indemnités supra
légales
ancien salaire
journalier
Cette dernière ne
peut jamais excéder 75 jours. • De plus, dans tous les cas, la prise en
charge est différée de 7 jours. Ce délai de 7 jours
s’ajoute aux deux différés si l’inscription comme demandeur d’emploi
intervient avant la fin de ceux-ci. Si l’inscription intervient
après, les 7 jours partent de la date d’inscription.
Exemple
- Fin de contrat
de travail le 31 juillet. - Indemnités compensatrices de congés payés (ICCP) :
646 €. - Indemnités de rupture supérieures au minimum légal :
1372 € - Salaire journalier : 38 € correspondant à un salaire de
1 140 € par mois • Différé “congés payés” :
17 jours (calculé en divisant l'indemnité ICCP par le salaire
journalier de référence : 646/38) Différé “indemnités de rupture” : 36 jours (1 372 /
38) Total : 53 jours
L’intéressé est indemnisé le 30 septembre, soit 7 jours
après la fin du délai de 53 jours si son inscription intervient
avant le 23 septembre ; sinon, son indemnisation intervient 7
jours après son inscription si celle-ci a lieu
ultérieurement. Par exemple, le 1er
octobre : l’intéressé est, dans ce cas, indemnisable le
8 octobre.
Tableau comparatif sur les droits à l’ARE et à la
CRP
Attention : l’âge s’apprécie à la fin du contrat
de travail : fin du délai de réflexion en cas d’acceptation de la CRP ou
fin de la période de préavis en cas de refus de la CRP.
Le salarié accepte la CRP
Le salarié n’accepte pas la CRP
Contrat de travail
Le contrat de
travail est rompu à la fin du délai de réflexion de
14 jours
Le contrat se
poursuit pendant la durée du préavis légal ou
conventionnel.
Indemnités de rupture
Versement au
salarié, de toutes les indemnités de rupture prévues par le code
du travail ou la convention collective à
l’exception de 2 mois de préavis versés par l’employeur
à Pôle emploi.
Versement au
salarié, de la totalité des indemnités de rupture prévues par le
code du travail ou la convention collective, mais calcul d’un différé si perception
d’une indemnité supra-légale de rupture et de congés
payés.
Statut
Stagiaire de la
formation professionnelle.
Demandeur
d’emploi.
Indemnisation brute et durée
Si 2 ans d’ancienneté dans
l’entreprise Durée : 8 mois
de date à date : • 3 mois à 80 % du salaire brut • 70 % du salaire brut durant
5 mois. Voir Conséquence de l'acceptation de la CRP. Si moins de 2 ans d’ancienneté dans
l’entreprise Montant
équivalent à l’ARE . Durée : 7 ou
8 mois, selon la dernière durée d’affiliation. Voir Conséquence de l'acceptation de la CRP. ---------------------------- Si absence de
reclassement à l’issue de la CRP, perception de l’ARE , la période
indemnisée en CRP venant en déduction de la durée des
droits à l’ARE . La durée des droits à l’ARE s’apprécie au terme du délai de
réflexion. Voir Conséquence de l'acceptation de la CRP.
Entre 57,4 % et
75 % du salaire (pour les revenus les plus faibles). Pour le calcul
de la durée des droits, l’âge s’apprécie à la fin du contrat de
travail (fin du préavis). Durée
d’indemnisation : en fonction de l’âge et de la durée du
travail Voir Conséquence du refus de la CRP.
A l’épuisement
: • du différé correspondant aux congés
payés non pris, • du différé spécifique en cas de
perception d’indemnités supra-légales calculées en divisant ces
indemnités par le SJR (plafonnée à 75 jours) - du délai
d'attente de 7 jours. Voir Conséquence du refus de la CRP.
Accompagnement personnalisé Aides au
reclassement
• Accompagnement immédiat et renforcé
dans le cadre du plan d’action personnalisé avec un
interlocuteur unique. Voir Conséquence de l'acceptation de la CRP • Aides au
reclassement
Projet
personnalisé d'accès à l'emploi (PPAE) • Aides au
reclassement
Reprise d’un emploi salarié ou
non
• Cumul partiel ASR /rémunération • En cas de reprise d’un emploi salarié
par le bénéficiaire de la CRP justifiant de 2 ans d’ancienneté
dans l’entreprise, versement d’une indemnité différentielle si
la rémunération au titre de l’emploi repris, est, à nombre
d’heures identique, inférieure d’au moins 15 % à la rémunération
brute précédente. Voir Conséquence de l'acceptation de la CRP Les 2 dispositifs ne se cumulent pas.
• Activité salariée ou non : cumul
partiel rémunération / allocation. • Versement d'une aide différentielle
pour les 50 ans et plus et les allocataires indemnisés depuis
plus de 12 mois si la rémunération de l'emploi repris est pour
la même durée de travail inférieure d'au moins 15 % à la
rémunération de l'emploi précédent. Les 2 dispositifs ne se cumulent pas
Obligations et
démarches de l’employeur
L’employeur doit
proposer la CRP à tous ses salariés, qu’ils travaillent à temps plein ou
à temps partiel, soit lors de l’entretien individuel, soit à l’issue de
la dernière réunion du comité d’entreprise ou des délégués du
personnel. - Quel que soit le nombre de
licenciements envisagés, le délai de réflexion du salarié est de 14
jours pour accepter ou refuser cette
proposition.
L’employeur verse à
Pôle emploi :
• pour les salariés ayant 2 ans d’ancienneté
dans l’entreprise, 2 mois d’indemnité de préavis incluant l’ensemble
des charges sociales, • pour l’ensemble des salariés, l’allocation de
formation acquise annuellement par les salariés dans le cadre du droit
individuel à la formation (DIF) à raison de 20 heures par an.
L’employeur verse au
salarié :
• l’ensemble des indemnités de rupture, à
l’exception de 2 mois de préavis pour les salariés ayant 2 ans
d’ancienneté.
Les différentes
étapes
Etape 1
L'employeur doit
se rapprocher du site Pôle emploi du lieu d'affiliation ou de
Pôle emploi Services pour l'Ile de France : • pour l'informer, • pour lui commander un dossier CRP
(possibilité de le commander par internet,
www.pole-emploi.fr)
Etape 2
L’employeur remet au
salarié un document d’information contre récépissé de la
remise : • soit lors de l’entretien individuel
préalable, • soit à l’issue de la réunion du comité
d’entreprise ou des délégués du personnel
Etape 3
Si le salarié
accepte la CRP (le salarié doit donner sa réponse dans les 14 jours
), • l’employeur remet une demande d’allocations
au salarié, • il communique au site Pôle emploi du
domicile du salarié les nom et coordonnées de l’intéressé, • il renvoie, le plus tôt possible, à Pôle
emploi la demande d’allocations et les pièces demandées que le
salarié lui a retournées ainsi que l’attestation
d’employeur.
Etape 4
L’employeur verse
sa participation (2 mois de préavis + l’allocation de formation
dans le cadre du DIF) à
Pôle emploi, qui appelle les fonds dans le mois suivant la rupture
du contrat de travail.
Le calendrier du
salarié en cas d’acceptation de la CRP
Avant la fin du
contrat de travail
- Dans les 14 jours suivant la date à laquelle la CRP lui a été
proposée par l'employeur, le salarié doit : • rencontrer Pôle emploi en prenant
rendez-vous par téléphone : - au 39 49 (selon le service, appel gratuit ou de 0,11 € TTC
depuis un poste fixe, hors surcoût éventuel de votre
opérateur). • puis, faire connaître sa décision à
l’employeur. Comment ? En lui retournant le bulletin d’acceptation
que celui-ci lui a remis. - En cas
d’acceptation, le salarié doit compléter la demande d’allocations
remise par l’employeur et joindre une copie de sa carte d’assurance
maladie, copie d’une pièce d’identité, un relevé d’identité bancaire
ou postal, et redonner le tout à l’employeur qui renverra l’ensemble
du dossier à Pôle emploi. • L’absence d’acceptation dans les 14 jours
équivaut à un refus et l’employeur poursuit alors le licenciement
économique.
Après la fin du
contrat de travail
- Le salarié doit se
rendre : • à l’entretien pour un
pré-bilan qui a lieu dans les 8 jours suivant la fin du contrat de
travail, • à la convocation de Pôle emploi ou du
prestataire qui intervient dans les 30 jours suivants, pour signer
un plan de reclassement. - Le salarié doit conserver un exemplaire du plan dans lequel
sont actés ses droits et obligations.
A tout moment, en cas de problème, le salarié a la
possibilité de contacter le correspondant qui suit son
dossier.
Ultérieurement
- Le salarié doit
actualiser sa situation chaque mois : • en téléphonant au 39 49 (selon le service,
appel gratuit ou de 0,11 € TTC depuis un poste fixe, hors surcoût
éventuel de votre opérateur). • ou par internet, www.pole-emploi.fr
Tableau récapitulatif
des différentes étapes
* Le dossier comprend : - le bulletin d'acceptation du salarié, - la demande d'allocations, - une copie de la carte d'assurance maladie, de la pièce
d'identité du salarié, - un relevé d'identité bancaire ou postal, - l'attestation d'employeur.